Bea Blog

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Poésie

Mes poèmes ...

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lundi, mars 23 2020

Jaillissement du lien

mother_and_child_by_gustav_klimt_art_nouveau_poster-r94d7b3e0803b4eb0b4920fc04f370b63_wv2_8byvr_540.jpgTe voilà aux urgences avec peu de souffle
Dans mon blockhaus je m'en souffle.
Je n'arrive pas à prier pour te sauver
Je m'effondre en sanglots près de ma douce amie
J'en ai tellement tellement fais à crever que JEPEUPLUS !
Connectée à toi te voyant partir je t'envoie mes plus douces pensées.

Puis à bout de souffle
Mon coeur s'éssouffle,il a besoin de savoir

Oui toi ma fille, mon bourreau, ma mère
Oui je vois ta mort et je pleure fort Maman!

Un effondrement survient , le blockaus s'ecroule
Vite je prends de tes nouvelles

Souffle rassuré, l'oxygène t'a sauvé.
Ce choc m'a rendu malade comme un chien
Ma chatte Nina me console
comme nous étions bien à Bandol!

mardi, mars 10 2020

RAGE EMPRISONNEE

unnamed.jpgRage du moment
Nage dans le torrent
Lutte à mort pour survivre
Seule contre le diable ivre
L'échine brisée
je dois toujours avancer
du sang jusqu'aux pieds.
RAGE de VIVRE
DOUCEUR d'Aimer
Qui m'aidera à l'enterrer?

samedi, février 29 2020

MANQUE

mais-quest-ce-quil-te-manque-1474646017-754-2016-09.jpgDans le brouillard
il fait presque noir.
J'avance dans une immense forêt tropicale
étroite, sérrée plus qu'un canal.
Parfois j'étouffe
je découvre un peu de mousse
Trois semaines de marche
fatiguée, il faut encore avancer
s'enfoncer dans le manque

Née dans un manque cruel
le tragique m'a rendu belle
non sans être rebelle
Mes frères afghans,amis fidèles
Mon coeur n'a rien à manger
mais il donne sans compter
Il donne ,il a peur de perdre un lien illusoire
celui du dimanche soir.
Dans ce brouillard angoissant
j'avance doucement ,une grotte au tournant
Les paroies m'écrasent la cage thoracique
Pour trouver la sortie; encore avancer
parler à cet homme joyeux du dimanche soir
ne pas avaler mes mots,mes larmes

Toujours avancer ,écrire pour exister
dire pour détruire cette camisole
qui rejaillit parfois sans que je m'isole
Avancer pour retrouver la lumière des êtres aimés.
Ces êtres qui me manquent tant
jusque dans mon sang !

dimanche, mars 17 2019

BAL DU PRINTEMPS

Bonjour, il commence déjà à pâlir et les pétales commencent aussi à tomber ! Alors avant qu'il ne soit trop tard voici le cerisier du japon cliché de matin.

Bal du printemps ouvert

comme il faisait clair dans nos coeurs, dans nos yeux

on murmurait notre prénom au creux de l'oreille,

une frolement de bras, un caresse délicate sur l'épaule

la danse des prénoms se faisait en douceur avec un air de sensualité.

Bal du Printemps je t'aime tant avec cette femme qui m'hypnotise du regard, danse séductrice

je la fixe du regard, j'emboîte sa danse, la suivant avec cet aimant invisible, cet amant en nous...

Robe bleu ,longue , bien fendue, collier blanc d'Egypte , foulard rouge passion, chevelure de lionne

Femme sauvage et sensuelle , nos corps se suivent s'épousent sans se toucher, je devine ses gestes

L'énergie est si dense à travers cette danse , impression de se toucher , de faire l'amour avec nos énergies de Shakti.

Toi grand Shiva tu es là, on se retrouve doucement , danse dynamique

Nos corps bougent, nos genoux en contact ,je passe à l'attaque

Je m'éloigne pour mieux te sentir, beau devenir.

Et toi petit Shiva, homme joyeux, tendre

Danse à deux souvent en contact pas besoin de tact

Homme inconnu , grand espagnol , ton regard je le suis

un long moment dans la nuit. Ta douceur à chaque heure

Moment attendu, choisir son homme, il a les yeux bandés.

Me voilà devant toi, comme j'ai aimé danser avec toi

tendresse, délicatesse intense, beauté du geste.

Te donner les plus belles caresses au son de la musique qui nous berce

J'aime effleurer le contour de ton corps, Du haut de ton crane jusqu'au pieds
. Tes épaules, ton torse avec délicatesse, ta nuque tombe de joie,

je passe derrière toi

Te voilà Roi.

Ta tête contre ma gorge , tu bascules dans le bonheur

jeudi, mars 7 2019

PATRIARCA DAY

08-IMG_0139.JPG

PATRIARCA DAY
is not MANDELA DAY

Cette libération si attendue
après 12 ans d'incarcération
St Paul Prison sous tension,1986
Klaus Barbie tout près.

Le mitard lui innocent comme un enfant.
Ces parloirs qu'il fallait réserver chaque semaine
téléphoner des dizaines de fois, pour 30mn filantes

Là commence le combat pour voir mon père dont on m'avait privé dès mon enfance,
mon père que j'aime, lumineux de générosité.
Les surveillants font du zèle, les coupables,c'est nous; les visiteurs.
Chaque parloir, un bonheur sur le malheur.

Après la fouille, la refouille, on te dépouille.
Entassée dans un sasse ,puis bruit métallique
un surveillant ouvre la 10ème porte
c'est la course folle des lévriers
départ immédiat de la course de chevaux
Destination parloir numéro 12
1table, 2 chaises; on nous enferme
On oublie le froid, le fer, la misere.
Le parloir c'est très court 30mn, on dirait des secondes
Mais on peut se voir, se parler, se prendre les mains,
respirer le même air, pleurer, parfois sourire.
On est BIEN dans ces putains de parloirs!

PATRIARCA DAY
is not MANDELA DAY

Quel bonheur de voir entrer mon père dans le bureau de la Directrice
La libération avait été repoussée de 3 mois , aucune structure ne voulait l'acceuillir
En attendant longuement dans son bureau,
j'avais pu échanger avec cette Directrice Humaine,
Elle me confia que mon père lui offrait parfois des cadeaux.

Enfin les ambulances blanches étaient arrivées,
mon père sortit en premier du bureau accompagné d'un surveillant
moi ensuite,pour retrouver ma voiture
je suivais avec joie mon père, assis
cette fois plus de menottes.

Direction Prémontré, arrivés devant cette immense Abbaye du XII siècle
une forteresse du XII siècle,transformée en hôpital psychiatrique
Beaucoup de grilles, de portiques, portes en fer,

les  services ressemblaient à des  blokos

On me dit de patienter
dans le petit bureau de l'infirmerie
j'entends des cris
la psychiatrie ça crie
Plus tard l'inventaire de ses affaires, impression de garde à vue,
du déjà vu.

On me remet l'argent qu'il a gagné en travaillant
je le mettrai sur son livret.
Je sens un malaise; mon père sera encore plus enfermé ici
une autre prison cet hopital psychiatrique.
Le placement d'office durée légale 3 mois
Il aura fait un an, avec un interne puissant comme un roi
Evidemment que j'ai encore défendu mon père.
J'ai toujours supporté les parloirs , mais là non !
Se voir enfermés dans un espace qui sent le renfermé,
ne pas pouvoir sortir du service
allés à la cafétéria, respirer l'air , voir les arbres...
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C'est quoi cette LIBERATION ?
Une prison encore plus amère !
A Château Thierry , dans cette prison la liberté se sentait
tous étaient agréables , bienveillants ,soignants , surveillants
Les parloirs une grande salle à manger
familles et détenus,
Mon père et moi ,nous étions bien ensemble

l'amour faisait fondre la prison.

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